Pourquoi Leo Apotheker est-il parti ? On a certainement demandé à Leo Apotheker de rendre SAP plus profitable et de réorganiser la société. Mais on lui reproche la dégradation de la culture d’entreprise que ses changements ont produit. Il fallait faire autrement mais pouvait-il faire autrement ? Hasso Plattner n’est pas connu comme le personnage le plus doux, mais il a toujours tenu à ce que « ses » développeurs soient heureux. Peut-être n’étaient-ils déjà plus heureux avant l’arrivée d’Apotheker, mais force est de constater que le développement des produits a pris du retard dans les dernières années. Il fallait donc un manager de la R&D fort et compétent pour prendre des bonnes - et dures - décisions concentrant les meilleures ressources sur les projets les plus importants, éliminant les projets moins importants et/ou en doublon. Le « commercial » Apotheker aurait dû avoir un « technicien » à ses cotés. Une leçon retenue a priori, si on regarde le duo Hagemann-Snabe (un Danois) et McDermott (un Américain) nommé pour succéder Apotheker. Un certain choc des cultures entre l’Europe et les USA est à prévoir - comme c’était déjà le cas avec Shai Agassi. Lire la suite…
Tribune de Caroline Noublanche, ancienne de SFR et PhoneValley, cofondatrice et présidente de la société Prylos, spécialisée dans les solutions mobiles, à l’occasion du lancement du téléphone Android réalisé par HTC pour Google, le Nexus One.
Android : pourquoi Google a choisi d’attaquer le marché avec un système d’exploitation ?
Le lancement d’un système d’exploitation est un choix impliquant et complexe pour Google car il requiert la conviction des constructeurs de terminaux mobiles. Cela rend Google dépendant des acteurs tiers et ralentit la mise sur le marché.
Rappelons que Google génère un chiffre d’affaires essentiellement basé sur les revenus de la publicité (via AdWords et AdSense). L’enjeu sous-jacent de la sortie d’Android est donc d’étendre aux services mobiles la position de force de l’entreprise sur la recherche et la publicité. Or, pour organiser l’information sur les services mobiles, il faut y accéder et jusqu’à maintenant, le marché mobile était très cloisonné, tenu par les opérateurs mobiles locaux, via leurs portails de service. Google ne pouvait donc pas se contenter de faire référencer son moteur de recherche par les constructeurs et opérateurs mobiles. La première mission d’Android consiste à organiser l’information mondiale sur les services mobiles, de la rendre accessible à tous et en conséquence, à créer un business model fondé sur la vente de mots clés et la publicité. Cela étant, prendre une part de marché significative est nécessaire pour que cette stratégie s’avère gagnante et c’est seulement l’adhésion des utilisateurs qui dira si ce pari est réellement payant. Lire la suite…
Tribune de Gilles Berhault, président d’ACIDD (www.acidd.com) et fondateur de TIC21Auteur de Développement durable 2.0. L’Internet peut-il sauver la planète. (Ed. de l’Aube. 2009). (www.gilllesberhault.com)
Il y a 18 mois avait lieu le Grenelle de l’environnement… Quelques uns d’entre nous pensaient que les technologies avaient un rôle à jouer. Nous n’avons pas été entendus. Déjà nous ne pouvons nier que nous vivons totalement dans une société de communication. Attention “société de la communication”, “économie de la connaissance” ne sont pas des gros mots. Il ne sont pas synonymes d’excès du libéralisme, de risque sanitaire et de fractures sociales… C’est cela et bien autre chose. Les technologies de la communication sont présentes dans nos vies, que l’on essaye de rendre plus durables ET plus agréables.
En quelques mois, la situation a basculé. L’Europe a pris des positions (19 et 20 mars à Bruxelles) et publié un rapport proposant des solutions ambitieuses. Lire la suite…
Faisant partie d’un petit groupe pour “discuter” autour de la loi “Création & Internet”, je me suis cru obligé d’écouter ce qui se disait et suivre l’actualité. J’ai donc “ingurgité” les arguments des uns et des autres, jusqu’à l’overdose. Je me suis dit qu’il était temps de revenir au fond des choses, faire taire tout le bruit autour d’un vrai sujet et essayer de repenser un peu le problème :
Quel est le problème ?
L’entrée dans l’économie de l’immatériel a créé une attente légitime de l’instantanéité et de l’accessibilité. Nous supportons de moins en moins les contraintes artificielles imposées pour protéger le confort financiers de quelques-uns, que ce soit dans la linéarité des programmes (le film de 20h30 à 20h45), la chronologie (le DVD après Canal Plus après le Cinéma), dans sa diversité ou dans sa qualité. (Quand je pense qu’il y a 15 jours, on pouvait encore acheter de la musique AVEC DRM et SANS QUALITE - encodée à 64 Kbps.)
Résultat, nous avons envie d’a-voir (du verbe posséder et voir) tout de suite, or l’offre qui nous est proposée n’est pas adaptée. C’est un peu comme si en 2009 on voulait nous vendre un Hummer alors que nous voulons une voiture qui nous donne un sentiment de responsabilité écologique. Lire la suite…
Tribune libre (vidéo) de Frédéric Soussin, consultant indépendant.
Plutôt que de confier à des cabinets d’étude le soin d’interroger des clients, pourquoi ne pas ouvrir une ligne directe avec eux. Ce que les Américains nomment ‘crowdsourcing’, et qui consiste tout simplement à s’adresser directement à ses clients pour mieux comprendre leurs besoins et faire évoluer ses produits.
(A noter : Frédéric Soussin était l’invité du troisième numéro de notre magazine Le Point sur l’IT. Le thème : l’entreprise 2.0)
Le Logiciel Libre révolutionne en profondeur l’informatique. D’après une étude UNU-MERIT, il pourrait représenter 30% du marché des logiciels et des services informatiques d’ici à 2012. Ceci créé à la fois de formidables opportunités et des défis majeurs. Quels impacts sur l’innovation, la gouvernance informatique, les politiques publiques, et les carrières dans l’informatique ? Comment le Logiciel Libre va-t-il révolutionner le paysage local des technologies de l’information ? Quelles avancées technologiques et commerciales dans le Logiciel Libre peut-on attendre pour demain ? Lire la suite…
Tribune de Luc Bretones, représentant Institut G9+ et co-animateur Essec Business & Technologie et Centrale Marseille IT, et Stéphane Dieutre, directeur associé de Think-Out (études marketing et consulting)
Nous sommes en pleine saison des lettres au Père Noël : « Cher Steve Jobs, je rêve que tu ajoutes la fonction copier-coller à mon iPhone chéri. J’en ai discuté avec des amis, ils sont tous d’accord. Allez Steve, fais-le pour nous ! »
Comme ce cher Steve est très occupé, un groupe de geeks fondus d’iPhone – et employés de fullsix - a décidé de monter un site pour écrire collectivement sa lettre au Père Apple : pleasefixtheiphone. En un mois, c’est plus de 750 vœux et 80 000 votes qui ont afflué sur la liste pour trier les demandes par ordre d’urgence. Plus de 6 600 personnes se sont ainsi mobilisées pour tenter de faire plier la marque à la pomme sur la bonne vieille fonction du copier-coller, 5 600 veulent lire le flash sous leur navigateur safari, 5 300 militent pour la possibilité d’incliner son iPhone en lisant ses mails. Lire la suite…
Tribune de Luc Bretones, représentant Institut G9+ et co-animateur Essec Business & Technologie et Centrale Marseille IT, et Stéphane Dieutre, directeur associé de Think-Out (études marketing et consulting)
Nous vivons une époque fascinante. Avec Internet, révolution technologique et sociétale se croisent et se répondent. Des lames de fond sont en marche.
Et, pour la première fois dans l’histoire, l’humanité laisse une empreinte à la fois sensible et factuelle de sa marche vers l’avenir sur un media participatif, et non hiérarchisé. Le futur s’écrit à livre ouvert. D’où la nécessité de tenter d’interpréter micro et macro tendances pour décrypter la matrice de ce monde qui s’invente, sous nos yeux, en temps réel.
Alors que notre société connaît des ruptures sans précédent, son miroir technologique géant agit comme un bras de levier phénoménal. Et l’émergence du nouveau pouvoir des conversations est sans doute l’un des constats les plus importants à faire. Lire la suite…
Tribune de Julien Victor,
Directeur associé d’Effisoft
L’industrie française du logiciel est-elle bien représentée au niveau international ? Est-elle réellement compétitive et reconnue ? Quelles sont ses capacités à s’imposer sur un marché mondial toujours plus compétitif où les fusions et acquisitions contribuent à imposer quelques grands groupes aux dépens de sociétés indépendantes ? Le débat est ouvert et plus que jamais d’actualité. Pour aborder ce point stratégique, nous pouvons tout d’abord nous référer à une étude de l’AFDEL sur le marché européen des logiciels. Lire la suite…