Convergence IT : un manque de formations et de management adapté
février 29, 2012 Non classé Pas de commentairesPar Pascal Danet, responsable avant-ventes chez Brocade France
Les technologies, telles que le cloud, la virtualisation ou encore la convergence des réseaux, marquent cette dernière décennie et vont impacter à moyen terme les équipes IT. Dans le cadre de ces investissements technologiques, la convergence des réseaux entraînera un changement de la conception des data centers.
Les entreprises se posent inévitablement la question des capacités de stockage et de la performance des réseaux. Pour être efficace et afin d’éviter la gestion coûteuse de multiples niveaux d’agrégation et réseaux distincts, elles doivent pouvoir simplifier leurs architectures vers des réseaux de type « fabric ». Il devient alors possible de miser sur la convergence du SAN (stockage) et LAN (réseaux), et dans ce cadre les équipes informatiques des entreprises vont également devoir se rapprocher.
Rareté des formations dans les cursus classiques
Les formations au stockage et réseaux SAN sont généralement assurées par les constructeurs, éditeurs, ou groupes professionnels tels que le SNIA, mais restent rares dans les cursus universitaires ou écoles d’ingénieurs. Cette faible présence dans les cursus dits « classiques » s’explique par la spécificité du marché stockage, avec des réseaux SAN de quelques milliers de ports gérés par de petites équipes très qualifiées. Les constructeurs forment leurs ingénieurs avant-ventes, services et support aux protocoles stockage, et aux méthodes de travail très rigoureuses dues aux exigences de production des systèmes critiques, ou la stabilité et non perte des données dans les réseaux de stockage sont vitaux pour l’entreprise cliente. Il existe une multitude de formations banalisées sur les réseaux IP/Ethernet. Elles sont largement reconnues mais présentent des inconvénients majeurs pour le monde de l’entreprise : contenu très technique orienté produits et architecture, manque de neutralité car très influencées par les technologies, protocoles et règles d’architectures du constructeur dominant. Elles prennent peu en compte les contraintes de production auxquelles font face les entreprises, et sont plus influencées par les tendances technologiques du moment que centrées sur la simplicité et la continuité d’exploitation de solutions simples.
